Depuis sa création, Label Emmaüs porte une attention particulière à la mesure et l’amélioration de l’impact social des projets qu’elle mène, ainsi que ceux de ses parties prenantes. Si Label Emmaüs est aussi strict sur les critères d’acceptation des nouveaux vendeurs dans le catalogue de sa place de marché, c’est bien parce que ce sont ces mêmes critères que la coopérative s’applique à elle-même rigoureusement depuis plus de 5 ans.

Les enjeux de recrutement de nouveaux vendeurs sur Label Emmaüs sont essentiels à l’atteinte des objectifs économiques de Label Emmaüs, mais aussi à la création d’un réseau d’acteurs portant des valeurs de solidarité et d’entraide similaires à Label Emmaüs. La validation de nouveaux vendeurs sur la place de marché est donc un enjeu primordial. Pour autant, l’admission ainsi que les critères de sélection pour des nouveaux partenaires vendeurs sont des sujets qui nécessitent du temps afin d’aboutir à une décision éclairée en cohérence avec les aspirations de la coopérative.

Mais qu’est ce que c’est une coopérative ?

Label Emmaüs est une SCIC-SA avec directoire, conseil de surveillance et comité d’éthique. Toutes les parties prenantes sont représentées au sein des différentes instances de la coopérative : les client.e.s, les structures vendeuses, les fondateurs.ices, les salarié.es, et les partenaires. Ces personnes ont la possibilité de participer aux décisions stratégiques par le vote en assemblée générale. Aujourd’hui Label Emmaüs c’est presque 1000 sociétaires ! Merci pour leur confiance !

coopérative

Label Emmaüs appartient à l’ensemble de ses parties prenantes. Les centaines de sociétaires de Label Emmaüs ont élu le conseil de surveillance qui lui-même a élu le directoire. Ce sont ces deux instances qui forment la gouvernance de Label Emmaüs.

Quelques exemples de notre impact

Nous accompagnons aujourd’hui plus de 150 acteurs du réemploi qui s’engagent dans une démarche environnementale et sociale.

impact

 

L’économie circulaire et le réemploi sont des enjeux d’actualité au vu de la quantité d’objets jetés et non recyclés. Le secteur du high tech est très concerné par ce problème. En effet, la fabrication d’un smartphone supérieur à 5,5 pouces consomme environ 200 kg de matières (selon l’étude de l’ADEME sur le poids carbone des objets). C’est pourquoi nous collaborons avec des vendeurs high tech proposant des articles reconditionnés bien souvent par des personnes en insertion ou handicapées. Ainsi, l’étude de Remade affirme que l’impact d’un smartphone reconditionné est équivalent à 10 % de celui d’un neuf.

L’industrie textile est l’une des plus polluantes : elle représente 8% des émissions mondiale de C02, c’est deux fois plus que l’avion. Là encore, nous travaillons avec plus de 20 structures spécialistes dans les vêtements de seconde main afin d’avoir un impact positif sur l’environnement et de réduire la quantité de textile jetée.

impact

 

Comment donc nos vendeurs sont ils sélectionnés ?

Les vendeurs que nous accompagnons correspondent à deux critères :

  • La structure a un objet social avéré et/ou, a pour but de promouvoir la sensibilisation et l’éducation à l’environnement, l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage
  • Il n’y a aucun mécanisme de captation de richesse individuelle dans leur structure

Si l’un des 2 critères n’est pas respecté, la candidature sera étudiée par notre Comité d’éthique. Le rôle du comité d’éthique, créé il y a 2 ans, est d’éclairer et de conseiller notre conseil de surveillance sur l’acceptation ou non de nouveaux vendeurs de l’ESS sur la Label Emmaüs. Sachez donc que nous n’acceptons pas tout le monde 😉

vendeurs

Le comité d’éthique a été pensé de sorte qu’il soit composé de toutes les parties prenantes : des vendeurs Emmaüs mais aussi d’autres réseaux, des clients de la Marketplace, des salariés et des fondateurs de la coopérative. Ce qui assure une parfaite représentativité des différentes sensibilités des personnes impliquées dans le projet.

Plus encore, au cours de l’année, le comité d’éthique a pris une place stratégique dans la coopérative en apportant un éclairage sur les questions éthiques relatives à l’activité. Le comité d’éthique n’est pas une instance de décision, mais un espace de réflexion. Son existence se fonde sur l’idée qu’aucune organisation ne peut, en soi, être éthique. La seule chose qu’une organisation puisse faire dans cette direction est de rendre possible l’expression et la mise en œuvre de l’éthique propre aux individus. Le comité d’éthique s’est réuni 3 fois en 2020, et déjà 3 fois en 2021.

Laisser un commentaire