3 chefs-d’œuvre littéraires qui ont failli ne jamais être publiés

 

1. Du côté de chez Swann, de Marcel Proust

André Gide, fondateur de La Nouvelle Revue Française, revue et maison d’édition (administrée par Gaston Gallimard himself), est complètement passé à coté de l’un des plus grands chefs d’oeuvre de la littérature française.

« Trop de duchesses » selon ses mots : les descriptions du Côté de chez Swann sont interminables et sa lecture, fastidieuse. Trois fois le manuscrit lui est envoyé, et trois fois il le refuse.

Proust finit par le faire publier chez Grasset, et là, c’est le succès que l’on connaît. Gide se confond en courriers d’excuses et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se mord les doigts de son manque de flair ! Extrait :

« Mon cher Proust, depuis quelques jours je ne quitte plus votre livre ; je m’en sursature avec délices, je m’y vautre. Le refus de ce livre restera la plus grave erreur de la N.R.F. — et (car j’ai cette honte d’en être beaucoup responsable) l’un des regrets et des remords les plus cuisants de ma vie. »

Ce n’est que six années et de nombreux échanges épistolaires plus tard que la maison Gallimard publie enfin des œuvres de Proust, lavant ainsi la faute.

2. Autant en emporte le Vent, de Margaret Mitchell

Ce ne sont pas moins de trente-huit refus que Margaret Mitchell devra essuyer avant de voir son livre publié. Son livre qu’elle a mis dix années à écrire …

Quand en 1936, son livre est finalement publié, il est récompensé, dans l’année, du prestigieux prix Pullitzer et se vend à un nombre record de 100 000 exemplaires en moins d’un mois !

La saga Autant en emporte le vent aura ensuite le destin cinématographique qu’on lui connait et s’écoulera à 33 millions d’exemplaires jusqu’aujourd’hui.

3. Le Journal d’Anne Frank 

Qui l’eut crû, ce journal intime, témoignage glaçant de l’époque des camps, qui a touché des dizaines de millions de lecteurs et est aujourd’hui étudié à l’école, a mis deux années et pas moins de quinze refus avant d’être publié aux Pays-Bas. Une victoire pour Otto, le père d’Anne Frank et seul membre de la famille rescapé des camps : iui verra les manuscrits de sa fille devenir une œuvre majeure, traduite dans plus de soixante-dix langues, et répondra à chacune des milliers de lettres qu’il recevra de la part des lecteurs du Journal.

Pour (re-)découvrir les grands classiques de notre belle littérature française tout en soutenant l’insertion professionnelle et sociale par le numérique, c’est par ici !

 

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