C’est fait comment, un vinyle ?

Mais oui c’est vrai ça, au fait, comment c’est fabriqué, les vinyles ?

Dans la série « c’est quoi cette bouteille de lait », il y a toujours un petit mystère sur la manière dont sont faites des choses que l’on connaît simplement, au quotidien. A l’occasion du Disquaire Day, on vient vous dévoiler le secret de fabrication des disques vinyles.

Le vinyle, autrement connu sous le nom de « disque micro-sillon » (le silllon standard faisant référence à l’ancêtre des 33 et 45 tours, le 78 tours), se fabrique grâce à un processus en trois étapes : gravure, galvanisation, pressage.

Etape 1 : la gravure

Cette étape consiste à graver un disque « patient zéro » à partir d’un enregistrement.

La matière sur laquelle on effectue la gravure est une galette lisse, appelée « laque », la plupart du temps en aluminium, et recouverte d’une couche d’acétate de cellulose.

La gravure consiste à buriner un sillon de reliefs « verticaux » et « horizontaux », reliefs définis par des vibrations, qui elles même ressemblent et sont analogues aux signaux électriques provenant de l’enregistrement : c’est pourquoi on parle de son analogique (par opposition au numérique).

Le disque qui tourne à vitesse constante, et un burin en diamant chauffé ou en saphir modèle la matière en suivant un sillon allant de l’extérieur vers l’intérieur du disque, selon les oscillations de la bande sonore.

Une vérification au microscope est ensuite nécessaire pour s’assurer que les gravures ne se touchent pas d’un sillon à l’autre.

Aujourd’hui, avant la gravure, une étape préalable de « mastering » est nécessaire : un ingénieur du son doit traiter et modifier les balances de son enregistrement numérique pour le convertir en signaux analogiques avec un rendu le plus qualitatif possible.

Etape 2 : la galvanisation

Le premier disque étant gravé, l’étape suivante consiste à créer une « disque mère » qui permettra d’ « enfanter » une série.

D’abord aspergée d’argent, la laque gravée est plongée dans un bain de nickel. Un phénomène d’électrolyse opère : les particules de nickel viennent se fixer sur le disque et former un négatif de la gravure.

La matrice ainsi obtenue est une sorte de tampon, qui va permettre de passer à la troisième et ultime étape : le pressage.

Etape 3 : le pressage

La matrice de nickel est assemblée avec du PVC pour consolider un moule qui sera « tamponné » avec une pression de 100 tonnes sur des laques lisses, et ainsi produire une série du même enregistrement.

La presse ayant un temps de chauffe et de rodage, les premiers disques sont souvent de moindre qualité. Avec cette méthode traditionnelle, on parvient à presser jusqu’à 10 000 disques à partir d’une seule matrice.

Etiquetage, découpe, vernis et mise en pochette viennent finaliser ce processus pour un vinyle prêt à l’écoute !

Voilà, vous savez tout. Profitez-en pour briller dans les dîners mondains ou pour impressionner votre disquaire du coin ce samedi lors du Disquaire Day, et en attendant :

Retrouvez le charme des 33 et 45 tours

dans notre sélection spéciale Disquaire Day sur Label Emmaüs !

 

Un mince échantillon comparé aux impressionnants amoncellements de vinyles qui vous attendent dans les 350 bric-à-brac d’Emmaüs partout en France … à bon entendeur !

 

 

 

 

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